Tramway de Besançon : ce que le nouveau terminus Brûlard va changer
Cet été, les Bisontins ont dû composer avec un tramway à l’arrêt. Une gêne temporaire qui prépare pourtant une amélioration durable du réseau : la création d’un quatrième terminus à Brûlard, dans le quartier de la Grette. Derrière les bus de remplacement et les cinq semaines d’interruption se cache un chantier structurant, dont les effets se feront sentir bien après la reprise. Voici ce qui va concrètement changer pour les voyageurs du tramway de Besançon.
Un chantier inédit depuis la mise en service de 2014
Pour la première fois depuis l’ouverture du tramway en 2014, soit douze ans, le réseau a été totalement interrompu. Les lignes T1 et T2 ont cédé la place à des bus relais entre le 13 juillet et le 16 août. Cette fermeture, longue mais assumée, était nécessaire pour finaliser les travaux du futur terminus, situé rue du Général Brulard.
Concrètement, deux lignes de bus ont assuré la continuité du service : l’une entre Hauts du Chazal et Chalezeule, l’autre entre Hauts du Chazal et la Gare Viotte, toutes deux passant par la Boucle du centre-ville. Un dispositif pensé pour limiter la coupure dans les déplacements quotidiens, même si l’attente s’est allongée pour de nombreux usagers.
Ce que le terminus de Brûlard va apporter
L’intérêt du nouveau terminus n’est pas anecdotique. Aujourd’hui, certaines rames doivent parcourir toute la ligne jusqu’à Hauts du Chazal avant de repartir. Demain, une partie des tramways pourront faire demi-tour à Brûlard, sans aller jusqu’au bout de la ligne.
Cette souplesse a une conséquence directe pour les voyageurs :
- Des passages plus fréquents sur les tronçons les plus fréquentés du réseau ;
- Une meilleure fluidité et des temps d’attente réduits en direction de la Gare Viotte et de Chalezeule ;
- Une exploitation plus souple, capable de mieux absorber les pics d’affluence.
Autrement dit, la gêne de l’été prépare un service plus régulier à l’année. La mise en service du terminus est prévue pour décembre 2026, après environ huit mois de travaux.
Pourquoi c’est important pour la vie locale
Un réseau de transport plus performant ne concerne pas seulement les usagers pressés. Il irrigue aussi le commerce de centre-ville, facilite l’accès aux quartiers et pèse sur les choix de mobilité au quotidien. En rapprochant Brûlard et le quartier de la Grette du cœur du réseau, la collectivité mise sur une desserte plus équilibrée du territoire bisontin.
Il faut toutefois distinguer les faits des projections. La fermeture estivale et la localisation du terminus sont des faits établis. Le gain de fréquence, lui, est l’objectif affiché du projet : son ampleur réelle se mesurera une fois le terminus en exploitation. Reste que la logique est solide : offrir un point de retournement intermédiaire est une réponse classique et éprouvée pour densifier une ligne sans tout reconstruire.
Pour suivre ce type d’aménagements et d’actualités locales, mieux vaut croiser les sources. Nos rubriques conseils et astuces vous aident aussi à mieux utiliser les services et sites en ligne des collectivités.
Questions fréquentes
Quand le nouveau terminus de Brûlard sera-t-il en service ?
Sa mise en service est annoncée pour décembre 2026, à l’issue d’environ huit mois de travaux. La circulation des tramways a repris à la mi-août, mais le terminus lui-même entrera en fonction en fin d’année.
Pourquoi avoir interrompu tout le tramway pendant cinq semaines ?
La construction d’un terminus implique des travaux lourds sur la voie et les infrastructures, difficilement compatibles avec une circulation, même partielle. C’est la première interruption totale depuis l’ouverture du réseau en 2014.
Qu’est-ce qu’un terminus intermédiaire change pour les voyageurs ?
Il permet à une partie des rames de faire demi-tour sans parcourir toute la ligne. Résultat : davantage de passages et des temps d’attente réduits sur les tronçons les plus utilisés, notamment vers la Gare Viotte.

